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Amboise - 20ième édition

Jacques Gaudet : 20 ans pour l’essor du mouvement Brass Band

samedi 7 juin 2014 , par Le Webmaster  
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Il y a vingt ans l’aventure a commencé avec la venue àAmboise des Norvégiens du Stavanger Brass Band.

Jacques Gaudet avait au cours de ses voyages en Europe découvert le brass band et cherchait par tous les moyens àl’importer et àle développer en France.

La société Elf Aquitaine qui opérait des forages au large de la Norvège n’a pas hésité àfinancer ce premier voyage.

Jacques se souvient encore des musiciennes venues en costume traditionnel qui découvraient avec difficulté que leurs chauds atours n’étaient pas tout àfait adapté au climat Amboisien.

brassband.fr : Comment avez-vous présenté cette formation musicale àl’époque ?

Jacques Gaudet  : On me demandait si c’était du « Jazz Band  » je répondais oui, si c’était du « Big Band  », je répondais oui, si c’était un orchestre de cuivres, oui aussi ! Le principal était que le public soit au rendez-vous pour découvrir ce nouveau son !

brassband.fr : D’après vous, àquand remonte la véritable première édition de l’open d’Amboise ?

Jacques Gaudet  : Il y a 20 ans, un seul brass band existait dans l’hexagone, celui de Jean-Paul Leroy àOrléans.

C’est en 2005 qu’avec Pascal Caraty, directeur de l’école de musique d’Amboise et chef de l’harmonie, nous lançons l’Open tel qu’il existe encore aujourd’hui.

brassband.fr : Tout au long de cette aventure, avez-vous rencontré des difficultés majeures ou des soutiens providentiels ?

Jacques Gaudet  : Il a toujours été difficile de trouver des fonds et des sponsors privés. Petit àpetit les certaines administrations territoriales (la DRAC par exemple) se sont désengagées. Heureusement, grâce aux efforts constants de la ville d’Amboise et du groupe Buffet Group nous avons pu survivre.

bb.fr : Des anecdotes ?

Jacques Gaudet : Chaque année il y en a au moins une ! Bus coincé dans les embouteillages arrivant une demi-heure après le concert d’ouverture... Un de mes meilleurs souvenirs ? L’année où le chef du Foden’s m’a confié la baguette. Les musiciens étaient étonnés que je puisse les diriger [1] !

bb.fr : Avez-vous le trac avant ou pendant l’open ?

Jacques Gaudet : Oui ! J’ai toujours peur des désistements, des difficultés d’organisation. Un exemple ? Bien souvent aujourd’hui, le soliste d’un brass band peut en diriger un autre, c’est un casse-tête de jongler entre le concours au théâtre et les prestations extérieures !

bb.fr : Qui vous aide le plus dans cette lourde tâche ?

Jacques Gaudet : 40 à50 personnes, principalement des membres de l’harmonie, Å“uvrent bénévolement chaque année et font un travail extraordinaire (installation des pupitres et des instruments, tenue des stands, organisation du matériel de percussion, allers et retours entre la ville et le centre d’hébergement). Ils sont tous soutenus par l’infatigable énergie de Pascal Caraty.

bb.fr : Quel brass band rêveriez-vous de faire venir àAmboise ?

Jacques Gaudet : Nous avons déjàeu les plus grands ! Mais pas encore le Black Dyke.

bb.fr : À titre personnel, où vont vos goà»ts en matière de brass band ?

Jacques Gaudet : Bien que détestant le vibrato, j’adore le son Anglais , d’ailleurs ces derniers ont beaucoup changé dans ce domaine. Leur son d’ensemble, si proche de l’orgue, est d’une cohésion parfaite, c’est peut-être ce qui manque encore aux français, malgré une technique reconnue.

bb.fr : Comment voyez-vous l’avenir ?

Jacques Gaudet : Tant que je pourrai m’en occuper l’open continuera àvivre. Je souhaite qu’il évolue petit àpetit du concours vers un événement culturel àpart entière. Cet essor des cuivres dans la région nous a aussi permis de développer des projets pédagogiques autour de la musique àl’école, notamment auprès des jeunes en difficulté.

bb.fr : Pensez-vous déjàà2015 ?

Jacques Gaudet : Oh oui ! un Open se prépare dès le mois de septembre, avec pas moins de 500 courriers électroniques, la plupart en anglais, ce qui est une chance pour moi car on n’y entend pas mon accent !

Merci àJacques de nous avoir consacré quelques instants malgré les nombreuses sollicitations dont il est l’objet.

C’est grâce àdes passionnés comme lui que le public peut comprendre àquel point le brass band peut faire résonner tous les styles musicaux.

[1Jacques Gaudet est trompettiste, élève de Roger Delmotte