BrassBand.fr le site des Brass Bands !

Communauté française des Brass Bands

   

Linz, J2, nos impressions sur le vif

samedi 1er mai 2010  
Partager sur Facebook

Originalité, musicalité, sensibilité, audace, précision, classe

Pour notre rédaction, c’est pour toutes ces raisons que le
Black Dyke domine cette compétition.

Hommage au « prêtre roux » (Antonio Vivaldi) composé par Philip Wilby, la pièce Red priest a permis à ce brass band de produire une prestation époustouflante !

À vrai dire, il ne s’agit plus à proprement parler de brass band, mais véritablement d’un moment de grâce comme nous en offrent les plus émouvantes pages de la musique classique !

À noter qu’une interruption de l’excellente retransmission proposée par british bandsman, ne nous a pas permis de juger correctement la prestation du Cory principal rival des anglais.

Excellente prestation des norvégiens

Le Eikanger a choisi Concerto Grosso de Derek Bourgeois. Une pièce de prestige et un investissement superbe !

L’interprétation est très concernée, investie, et très intense.

Puissance et profondeur, beaucoup de fraternité ! Quel bel ensemble !

Une fantaisie typiquement française

Le Brass Band Nord Pas De Calais a interprété Harmony Music de Phillip Sparke, la pièce qu’ils avaient si magnifiquement jouée à Amiens lors du dernier championnat national.

Il nous semble que la fatigue et la pression ont joué un rôle dans une version aujourd’hui moins maitrisée dans les dernières mesures mais qui n’a rien perdu de sa fougue.

Notre traduction de l’analyse de 4barsrest du « french flair » as they say

Une ouverture pleine de hardiesse, l’interprétation semble confiante.

Bravo à l’Euphonium, bel effort dans la cadence !

Une fantaisie et une élégance typiquement françaises dans les parties rapides.

L’hommage à Maurice Ravel permet au cornet principal Monsieur Culross (Ndlr : cornet principal écossais invité par le NPDC) et son collègue à la pichotte (Ndlr : Monsieur Frédéric Lorthios) de prouver qu’ils en sont les excellents interprètes.

Le chef aime ce passage et cela se voit !

Ils semblent en pleine forme et leur jeu est appétissant !

Ils s’essoufflent légèrement vers la fin et le jeu devient un peu décousu malgré leur enthousiasme. On ressent la fatigue à la toute fin du morceau.

En conclusion : un bel effort pour une pièce cruelle. Une exécution pleine d’intuition et de bravoure à la française finement dirigée !