9h45 Entrée du public dans l’auditorium
10h00 – 12h00
Division Honneur
Pièce imposée
No Man’s Land – Thierry Deleruyelle
10h :Brass Band des Gones
10h30 : Æolus Brass Band
11h10 : Hauts-de-France Brass Band
11h40 : Paris Brass Band
Pause déjeuner
12h50 Entrée du public dans l’auditorium
13h00 – 13h30
Division 4
Programme complet
Pièce imposée
Land of Legends – Andreas Schulte
Programme libre
Saint-Saëns Variations – Philip Sparke
13h : Le Ch’ti Brass
13h45 Entrée du public dans l’auditorium
14h00 – 16h00
Division Honneur
Programme libre
14h : Brass Band des Gones
Sand and Stars – Thierry Deleruyelle
14h30 : Paris Brass Band
The Forest for the Trees– Wim Bex
15h10 : Æolus Brass Band
Z1920 : Scenes from a Silent Movie – Peter Graham
15h40 : Hauts-de-France Brass Band
Dial ‘H’ for Hitchcock – Nigel Clarke
Le jury écoute à l’aveugle : L’ordre de passage est tiré au sort. Les horaires de chaque brass band seront ajoutés par la suite.
10h45 Entrée du public dans l’auditorium
11h00 – 13h40
Division 3
Programme complet
Pièce imposée
Snow Island – Thierry Deleruyelle
Programme libre
11h : Brass Band de Haute-Bretagne
Thyellene – Kevin Houben
11h40 : BrassBerry
Corineus – Christopher Bond
12h30 : Brass Band de l’Oise
Red Mountain – Marc Jeanbourquin
13h10 : Brass Band de La Gorgue
Compostela – Thierry Deleruyelle
Pause déjeuner
14h45 Entrée du public dans l’auditorium
15h00 – 17h40
Division 2
Programme complet
Pièce imposée
Hope – Dorothy Gates
Programme libre
15h : Brass Band Musicalis Algrange
Fire in the blood – Paul Lovatt-Cooper
15h40 : Brass Band de la Somme
Legacy – Tom Davoren
16h30 : Brass Band de la Côte Picarde
Mountain Views – Bertrand Moren
17h10 : Les Coniques Brass Band
Fragile Oasis – Peter Meechan
10h45 Entrée du public dans l’auditorium
11h00 – 13h40
Division 3
Programme complet
Pièce imposée
Snow Island – Thierry Deleruyelle
Programme libre
11h : Brass Band de Haute-Bretagne
Thyellene – Kevin Houben
11h40 : BrassBerry
Corineus – Christopher Bond
12h30 : Brass Band de l’Oise
Red Mountain – Marc Jeanbourquin
13h10 : Brass Band de La Gorgue
Compostela – Thierry Deleruyelle
Pause déjeuner
14h45 Entrée du public dans l’auditorium
15h00 – 17h40
Division 2
Programme complet
Pièce imposée
Hope – Dorothy Gates
Programme libre
11h : Brass Band de Haute-Bretagne
Thyellene – Kevin Houben
11h40 : BrassBerry
Corineus – Christopher Bond
12h30 : Brass Band de l’Oise
Red Mountain – Marc Jeanbourquin
13h10 : Brass Band de La Gorgue
Compostela – Thierry Deleruyelle
Le jury écoute à l’aveugle : L’ordre de passage est tiré au sort et ne correspond pas à l’ordre ci-dessus.
9h45 Entrée du public dans l’auditorium
10h00 – 12h00
Division Honneur
Pièce imposée
No Man’s Land – Thierry Deleruyelle
10h : Brass Band des Gones
10h30 : Æolus Brass Band
11h10 : Hauts-de-France Brass Band
11h40 : Paris Brass Band
Pause déjeuner
12h50 Entrée du public dans l’auditorium
13h00 – 13h30
Division 4
Programme complet
Pièce imposée
Land of Legends – Andreas Schulte
Programme libre
Saint-Saëns Variations – Philip Sparke
13h : Le Ch’ti Brass
13h45 Entrée du public dans l’auditorium
14h00 – 16h00
Division Honneur
Programme libre
14h : Brass Band des Gones
Sand and Stars – Thierry Deleruyelle
14h30 : Paris Brass Band
The Forest for the Trees– Wim Bex
15h10 : Æolus Brass Band
Z1920 : Scenes from a Silent Movie – Peter Graham
15h40 : Hauts-de-France Brass Band
Dial ‘H’ for Hitchcock – Nigel Clarke
Le jury écoute à l’aveugle : L’ordre de passage est tiré au sort. Les horaires de chaque brass band seront ajoutés par la suite.
Présentation Pascal Piedefer membre de la Commission Brass Band
Animation du live Éric Brisse et Melvyn Stammers
Interviews Sophie Cressent
Présentation des Œuvres
Division Honneur : pièce imposée
NO MAN’S LAND
de Thierry DELERUYELLE
Thierry Deleruyelle est président du jury cette année, vous pouvez retrouver sa biographie sur la page Jury en cliquant ici.
Cette œuvre est construite autour d’un motif inspiré des initiales de la Première Guerre mondiale (WWI – World War I) (et s’ouvre par un solo de cornet). Il sert de fil conducteur au compositeur pour retracer le parcours du poète et écrivain John McCrae, médecin militaire et major de l’armée canadienne, âgé de 42 ans.
La composition se déploie en six parties liées : elle commence avec son départ depuis « Ontario – 1914 », traverse les horreurs de la « Bataille d’Ypres » et ses « 17 jours d’enfer » avant d’atteindre « Flanders Field », qui inspira sa poésie la plus célèbre. « Bonfire » marque la mort de McCrae. L’œuvre se conclut par une méditation autour du premier « Poppy Day » (Jour du Souvenir), en 1921.
La musique explore les sentiments et les mentalités de l’époque, ainsi que les passions et les erreurs liées à l’engagement — depuis l’opportunité qu’a eue McCrae d’écrire de la poésie jusqu’à l’enfer du paysage qui lui a servi d’inspiration, notamment Ypres et ses attaques au gaz mortel.
La section centrale puise dans le profond sentiment de perte éprouvé par le poète après la mort de son « frère d’armes » en Flandre – et dans son œuvre In Flanders Fields, devenue le symbole de la tragédie ressentie par des millions de familles.
« In Flanders fields the poppies blow between the crosses, row on row. » (Au champ d’honneur les coquelicots se balancent au vent entre les croix, rang après rang.)
John McCrae ne trouva jamais de réconfort : il mourut de pneumonie et de méningite le 28 janvier 1918 à l’hôpital militaire de Wimereux, où il fut enterré avec les honneurs militaires. La musique du final salue son sacrifice, et celui de millions d’autres hommes tombés comme lui.
Division Honneur : pièces au choix
Z 1920
de Peter GRAHAM
Z 1920 « Scènes d’un film muet » est la deuxième œuvre d’une trilogie planifiée de pièces fondées sur des films muets des années 1920 (la première de la trilogie étant Metropolis 1927).
Cette deuxième œuvre s’inspire du film muet de 1920 avec Douglas Fairbanks, The Mark of Zorro, œuvre marquante du genre, lui-même adapté du roman populaire de 1919 de Johnston McCulley, The Curse of Capistrano.
Les personnages principaux sont représentés dans la pièce comme suit :
Don Diego – Cornet 1
Zorro (l’alter ego de Don Diego) – Cornet 2
Lolita (intérêt amoureux) – Bugle
Capitaine Ramon (l’oppresseur) – Euphonium
La narration du film se traduit par un parcours musical en cinq scènes, avec une certaine liberté créative dans l’ordonnancement des événements :
Scène 1 – Capistrano – un peuple opprimé – l’arrivée de Zorro
Scène 2 – Lolita, demoiselle en détresse
Scène 3 – Le Capitaine Ramon et Zorro se préparent au duel – le combat à l’épée
Scène 4 – Le cœur brisé de Don Diego – un tango à l’hacienda
Scène 5 – Le duel final – l’oppresseur vaincu – Zorro démasqué et Lolita réunie
L’époque du héros flamboyant, de l’aventure, de la romance et de la passion trouve un écho dans les valeurs traditionnelles du brass band : lyrisme, virtuosité et bravoure.
Z 1920 a été commandée par le Brighouse & Rastrick Band, sous la direction musicale de David King, et créée au Palanga Concert Hall en Lituanie le 4 mai 2024.
Dial'H' for Hitchcock
de Nigel CLARKE
Composée et dédiée au Dr Robert Childs, à Frédéric Théodoloz et au Grimethorpe Colliery Band, cette œuvre a été créée le 31 janvier 2016 au Festival de cuivres du Royal Northern College of Music de Manchester, au Royaume-Uni. « Dial ‘H’ for Hitchcock » nous replonge dans l’âge d’or du cinéma, et plus particulièrement dans un genre cinématographique associé à Sir Alfred Hitchcock, maître incontesté du suspense et du thriller psychologique. À cette époque, les hommes étaient dépeints comme robustes mais moralement fragiles, l’alcool coulait à flots et la cigarette était un accessoire incontournable. Les héroïnes, loin d’être faibles, étaient indépendantes, d’une force de caractère affirmée et séduisantes, dotées de silhouettes parfaites et dissimulant souvent un secret. L’inattendu était omniprésent. Nombreux sont les grands compositeurs de musique de film qui ont écrit pour Hitchcock, parmi lesquels Miklós Rózsa, Maurice Jarre, Henry Mancini, Ron Goodwin, Dimitri Tiomkin et surtout le plus grand compositeur hollywoodien, Bernard Herrmann, auteur des musiques de « Psychose », « La Mort aux trousses » et « Sueurs froides ». Nigel Clarke à composé la musique de « Le Crime était presque parfait » pour Hitchcock comme s’il s’agissait d’une partition hitchcockienne, riche en drame, en romance et en suspense, et parsemée de références à l’intrigue. Chaque changement de scène musicale est décrit par le titre d’un film noir classique. Alors installez-vous confortablement, servez-vous un Whiskey Sour on the rocks, allumez une cigarette et laissez libre cours à votre imagination !
Forest for The Trees
de Wim BEX
En temps de guerre, la propagande constitue un élément essentiel de la stratégie de communication. C’est un outil efficace utilisé à la fois pour manipuler sa propre opinion publique et pour déstabiliser celle de l’autre camp par la désinformation. Être plongé au cœur de celle-ci empêche la population de voir la situation telle qu’elle est réellement. Après tout, lorsque l’on perd la vue d’ensemble, on devient plus facile à influencer.
Ce qui est désinformation pour un camp est tenu pour vérité par l’autre.
Les livres d’histoire racontent une histoire très différente selon l’endroit où l’on vit.
Même si la vérité se situe au milieu, l’usage délibéré de fausses informations des deux côtés fait que la simple recherche de ce « milieu » devient une tâche immense.
Si l’on vous cache les informations les plus importantes, comment obtenir une vision complète pour découvrir la vérité ? Comment distinguer le faux du vrai à notre époque, surtout maintenant que les ordinateurs et l’intelligence artificielle sont capables de manipuler le son et les images, au point qu’il devient presque impossible de différencier le réel du fabriqué ?
Dans cette œuvre, le compositeur invite chacun à se joindre à la recherche d’une vision plus large.
Elle est écrite comme un poème symphonique en neuf sous-titres :
I. Tout est calme et paisible…
II. Préparer la mise en scène
III. Diviser pour mieux régner (?)
IV. Quelque chose sent mauvais…
V. Dommages collatéraux
VI. De quel côté êtes-vous ?
VII. Révélation / exposé
VIII. L’histoire se répète
IX. … À moins que …
Le thème principal possède deux formes fondées sur deux intervalles purs : une quarte (C–B–D–A) et une quinte (B–A–D–G).
Le thème de quinte représente « la vérité » et encercle le thème de quarte, mais il n’est entendu dans son intégralité pour la première fois qu’à la fin du cinquième mouvement.
Le thème de quarte représente « la propagande » et apparaît sous plusieurs formes tout au long de l’œuvre ; la pièce débute d’ailleurs avec lui.
En outre, il existe un troisième thème contenant onze notes à l’intérieur d’une tierce, alternant sans cesse, comme un jouet, entre mode mineur et mode majeur, puis revenant en arrière.
Le point culminant dramatique de l’histoire survient peu après l’audition du thème de la vérité, lorsque le groupe sans cesse croissant de personnes qui voient à travers la propagande réalise que la « vérité » tout juste acquise ne présente, elle aussi, qu’une seule face de la médaille. Il doit donc exister une vision encore plus large.
Ce qui soulève la question de savoir s’il est jamais possible d’obtenir une vue d’ensemble complète…
La vérité existe-t-elle seulement ?
Sand and Stars
de Thierry DELERUYELLE
L’aviateur-écrivain Antoine de Saint-Exupéry étudie ses cartes, prépare ses itinéraires et consulte les prévisions météorologiques. Il espère battre le record du vol Paris-Saïgon. Nous sommes le 29 décembre 1935 ; il fait froid et il fait encore nuit lorsque l’avion est sorti du hangar.
Le Bourget, 1935
Une dernière vérification de l’appareil pour s’assurer que tout est en ordre. Ce soir, la lune diffuse une lumière douce et, dans la cabine, pas tout à fait éveillé, le pilote s’émerveille de la magie des couleurs à l’horizon.
07 h 07, il est temps de décoller.
Le bugle donne le ton général de l’œuvre et présente le motif principal dans un solo empreint de mystère.
Une aventure extraordinaire
L’avion vole à pleine vitesse et atteint bientôt le littoral africain. Ils font escale à Tunis, puis à Benghazi, avant de se diriger vers Le Caire. La nuit est noire d’encre. L’avion évolue dans un nuage que le pilote ne parvient pas à quitter, même en montant à 2 500 mètres ou en descendant à 1 000 mètres.
Soudain, la musique s’anime. Un mélange de notes répétées et liées apporte l’énergie nécessaire, ponctuée par un thème aux couleurs égyptiennes.
Le crash
Pensant avoir dépassé Le Caire, Saint-Exupéry vole plus bas. Soudain, un craquement retentissant se fait entendre lorsque l’avion touche le sol. On croirait un tremblement de terre, suivi d’un choc violent qui pulvérise l’appareil. Le pilote et son navigateur sont projetés à travers une brèche béante. Ils perdent connaissance sous la violence de l’impact et sous l’emprise du désert libyen.
Le tempo s’accélère, la mesure devient irrégulière avec l’apparition du 7/8, et un flot de notes et d’intensité de tout l’orchestre conduit à un impact brutal. Plusieurs séquences cadentielles jouées par différents solistes se succèdent et s’entrelacent, comme pour imiter la plainte de voix arabes imaginaires autour d’eux.
Entre le sable et les étoiles
Les aventuriers sont vivants, mais perdus au milieu du désert libyen. Leurs réserves d’eau, d’huile et de carburant sont percées. Lentement, ils reprennent conscience, sans savoir où ils se trouvent. Malheureusement, ils n’ont presque plus de nourriture, au milieu du vent, du sable et des étoiles.
Le thème lent apparaît, d’abord joué par le cornet solo puis par l’euphonium solo. Ensuite, les étoiles (percussions à sons déterminés) et le sable (notes répétées et staccato aux cuivres, bongos et congas) s’entrelacent, avant le retour du thème à la fin de la section.
À travers le désert
Ils décident d’explorer le désert toute la journée et de revenir à l’épave le soir pour allumer un feu dans l’espoir d’être repérés. Mais ils sont seuls. En dernier recours, ils choisissent de continuer à marcher sans jamais se retourner, tourmentés par la soif et les hallucinations au cœur du désert.
Sous la forme d’une danse arabe, la musique accompagne les aventuriers au milieu du désert. Les solos tourbillonnent, l’atmosphère est très colorée.
Un sauvetage miraculeux
Soudain, alors qu’ils chancellent et sont proches de la mort, un miracle se produit. Devant eux, au loin, apparaissent un Bédouin et son chameau. Ils pensent à un nouveau mirage. Ils crient — mais dans un souffle. Ils rassemblent leurs dernières forces, puis l’Arabe les regarde simplement. Ils sont sauvés.
L’œuvre s’achève dans un finale brillant. Le retour du thème lent, ponctué de fragments de motifs de la première partie, conclut l’aventure par de spectaculaires feux d’artifice musicaux.
Ils atteindront la ville la plus proche en camionnette, grâce à la bonté d’un couple suisse qui entendra le récit d’Antoine de Saint-Exupéry avant qu’il ne le publie sous le titre Terre des hommes. Cette histoire inspirera une grande partie du Petit Prince, le livre le plus traduit au monde après la Bible.
Sand and Stars a été commandée par le Brass Band 13 Étoiles, dirigé par Frédéric Théodoloz pour les Championnats nationaux suisses 2022, où l’ensemble a remporté la première place cette année-là. La formation a gagné de nombreux concours en Suisse et en Europe et jouit d’une renommée nationale et internationale.
Cette œuvre est la quatrième d’une série chronologique de pièces écrites par Thierry Deleruyelle pour brass bands de niveau Championship, après Fraternity (catastrophe minière de 1906), No Man’s Land (le destin de John McCrae pendant la Première Guerre mondiale) et Crazy Twenties (Paris et New York dans les années 1920).